
Suite à la demande d’Olivier Bruel, voici un petit retour sur la photo réalisée avec Marc Labrèche, pour la couverture du Journal Voir de janvier 2005, à l’occasion de la sortie du feuilleton télévisé « Le cœur a ses raisons ».
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J’étais ravi de rencontrer Marc Labrèche à cette occasion. Il fait partie des personnages de la scène québécoise qui m’intriguaient fortement, et pour un photographe dans mon genre, cet homme avait l’air d’avoir des ressources infinies.
Seule ombre au tableau qui me stressait un peu, on m’avait prévenu que sa femme était très gravement malade, et je ne savais donc pas dans quel état d’esprit j’allais le trouver.
Nous devions trouver un concept qui respecte le ton humoristique de cette série télé, et comme le personnage principal est un gynécologue, en discutant avec François Desmeules, le rédacteur en chef de l’époque, l’idée nous est venue d’inclure dans l’image, ce corps de rêve, qui serait ausculté avec précision et circonspection !
En termes de production, c’était assez simple, il suffisait de trouver une blouse blanche et un stéthoscope. Une amie neurologue me prêta le sien ! (Quand elle vit par la suite à quoi son stéthoscope avait servi, ça l’a bien fait rigoler !).
Pour le casting, j’avais engagé une mannequin dans une agence, et évidemment, tout le monde était bien au courant de ce que nous allions faire. À titre d’information, on ne voit pas son visage, entre autres, parce qu’un mannequin qui pose en lingerie et dont on voit le visage, ça coûte BEAUCOUP plus cher. Ceci dit, ce n’était pas nécessaire !
Concernant la prise de vue en soi, il n’y a pas grand-chose à dire, si ce n’est qu’on a vraiment tous bien rigolé. Marc Labrèche est vraiment un comédien incroyable et tellement expressif. Mais c’est aussi quelqu’un que j’ai trouvé très facile d’accès, et évidemment, très professionnel.
La prise de vue s’étant déroulée « comme un charme », et plutôt assez rapidement, je lui ai proposé avant de partir, de faire quelques photos, plus portrait, juste pour prolonger le plaisir de la rencontre, et avoir des images de lui différentes et moins conceptuelles.
C’est ainsi que j’ai réalisé ces portraits Noir et Blanc. On a du mal à croire que c’est le même homme, à quelques minutes d’intervalle !
Quelle polyvalence …


3 comments
Olivier Bruel
Merci d’avoir rassasié ma curiosité! Je suis sûr qu’une séance comme celle-là doit générer des « bloopers » savoureux!
Philippe Courchesne
Fascinant votre blogue. Très bien décrit.
Irène zaïkoff
Je connaissais bien sûr la photo, qui est assez frappante, merci, mais pas les « dessous » (sans jeu de mot) de sa réalisation. Super idée ce blogue, qui nous permet d’en découvrir davantage.